Traiter le mal de dos
CHIROPRATIQUE TRADITIONNELLE ET DÉCOMPRESSION VERTÉBRALE
3806 rue Wellington, Verdun

à 2 coins de rue du métro de l'Église


514-766-0176
Texte d’opinion, par Louis Riendeau, chiropraticien, D.C.

Le mal de dos est toujours un malheur. Que ce soit une crise spontanée qui survient sans préavis ou une douleur qui a pris le temps de s’installer au fil du temps, le fait bien réel de ne plus pouvoir se mouvoir sans douleur est toujours une catastrophe. Les gens qui viennent en consultation pour la première fois sont souvent paniqués et ne savent plus à qui faire confiance. Dois-je consulter un chiropraticien, un physiothérapeute, un ostéopathe? Est-ce musculaire ? Est-ce plus grave ?  Qu’est-ce que j’ai? Pouvez-vous m’aider? Quelle est LA meilleure façon de traiter le mal de dos? 

Il est tout à fait humain de vouloir obtenir ce qui se fait de mieux, particulièrement quand on est diminué par la douleur, mais la question est complexe. Tout d’abord, il est important de comprendre que le mal de dos est un symptôme, et non une condition. Avant de vouloir traiter quoi que ce soit, il faut en connaître la cause. Plus le diagnostic est précis, plus il sera possible de traiter la condition adéquatement.
Environ 80% de la population souffrira un jour ou l’autre de maux de dos, ce qui implique une grande quantité de gens et de conditions possibles.  Mais bien que chaque cas soit différent, certains éléments du mal de dos se recoupent presque toujours.  Les techniques d’imagerie par résonnance magnétique ont gagné en popularité au cours des dernières années et ont fait avancer les connaissances et les mentalités d’un pas de géant.  Le mal de dos demeure complexe, mais un grand coupable peut maintenant être pointé du doigt : le disque intervertébral.

Expliqué simplement, le mal de dos est principalement causé par la dégénérescence du disque intervertébral, elle-même succédée par une cascade d’événements dégénératifs...

Pour mieux comprendre la dégénérescence discale, il faut prendre conscience que celle-ci se développe généralement à partir de l’adolescence, de façon graduelle et silencieuse. Des épisodes passagers de douleur peuvent survenir lors des premières années d’existence, mais la véritable douleur se déclare presque toujours quelques années plus tard, lorsqu’un seuil de tolérance est atteint. L’apparition de la douleur peut être progressive, mais elle est plus souvent brutale et sans avertissement. La plupart des gens se demandent alors: qu’est-ce que j’ai, qu’est-ce que j’ai fait?

Il est naturel d’essayer d’expliquer le mal de dos par les activités qui ont été faites peu de temps avant l’apparition de la douleur, mais en réalité, c’est une corrélation un peu simpliste. En clair, le mal de dos n’est pas causé uniquement par la boîte que vous venez de soulever ou par le mauvais matelas de camping sur lequel vous venez de coucher. Le mal de dos est causé par un changement cellulaire au niveau des disques intervertébraux.

Plusieurs patients s’intéressent aux causes de la douleur et se présentent à mon bureau après avoir fait le tour des professionnels.  Ils souffrent généralement depuis un bon bout de temps et arrivent bien préparés, rapport de résonnance magnétique en main. D’autres sont au contraire surpris par la douleur et n’ont aucune idée de ce qui leur arrive. Mais dans un cas comme dans l’autre, la plupart des patients finissent par poser la même question: quelle est LA meilleure façon de traiter le mal de dos?

Il existe une très grande variété de techniques pour soigner les maux de dos. Certaines datent de plusieurs décennies, voire davantage, et je ne me permettrai pas de les commenter individuellement. Je fais partie d’une école de pensée moderne et je m’intéresse aux techniques modernes, en phase avec les connaissances actuelles. Ce qui ressort de mon expérience professionnelle et de la littérature scientifique est sans équivoque: pour maximiser les résultats, il faut d’abord s’occuper du disque intervertébral.

Comme la majorité des chiropraticiens, j’ai premièrement appris la technique chiropratique traditionnelle lors de mon doctorat à l’Université du Québec à Trois-Rivières. La chiropratique a un historique complexe, mais il s’agit d’une excellente façon d’apprendre à traiter le mal dos.  Comment évaluer une condition à la main, comment sentir ce qui bouge correctement, comment localiser rapidement une dysfonction vertébrale… Pour un grand nombre de conditions, les ajustements traditionnels chiropratiques donnent de très bons résultats, et pour cette raison, c’est une approche que je n’hésite pas à utiliser quand la situation s’y prête. Les manipulations chiropratiques à haute vélocité sont rapides, précises, souvent efficaces, mais malgré leurs grandes qualités, force est d’admettre que chaque technique possède ses limites. Après quelques années de pratique, j’ai été confronté à la réalité des cas récalcitrants et j’ai compris qu’il fallait repousser mes compétences.

Mon introduction dans l’univers du Dr Cox a été une révélation professionnelle. Pour la première fois de ma carrière, quelqu’un pouvait donner des éléments de réponse scientifiquement documentés aux questions que j’avais accumulées au fil des ans. Même si les bases de la technique Cox ont été jetées au début des années 1970, il s’agit d’une approche qui n’a jamais cessé d’évoluer et qui est aujourd’hui à la fine pointe des connaissances. D’une certaine façon, le Dr James Cox a fait table rase des idées préconçues et s’est intéressé à développer un système de traitement qui reflète davantage la réalité scientifique, en constante évolution.
Le Dr Louis Riendeau et le Dr James Cox, lors d’une journée de perfectionnement privé à la clinique du Dr Cox, à Fort Wayne en Indiana
La technique Cox ne traite pas uniquement les conditions discales, mais elle met le disque intervertébral à l’avant-plan. Les ajustements traditionnels chiropratiques à haute vélocité (avec craquement) ont été largement mis de côté pour faire place à des manipulations en distraction, c’est-à-dire en élongation de la colonne vertébrale. Ces manipulations en distraction ont pour objectif d’augmenter l’espace entre les segments vertébraux et à réduire la pression sur les disques et les racines nerveuses.  Au fil des ans, l’avancement technologique a permis de nouvelles percées au niveau de l’équipement utilisé, et actuellement, les dernières générations de tables Cox sont des merveilles de douceur, tant pour le patient que pour le chiropraticien. Vous pourrez obtenir plus d’information sur les autres pages du site (Décompression vertébrale Cox), mais c’est maintenant la méthode de traitement qui est la plus utilisée au Chiro-Centre Verdun. Si personne ne peut prétendre détenir la meilleure façon de traiter les maux de dos, la technique Cox est très certainement un incontournable quand vient le temps de s’attaquer sérieusement à la source du problème.

Et qu’en est-il de la décompression vertébrale informatisée?

À la lecture de ce texte, vous aurez bien compris que je favorise la décompression de la colonne vertébrale pour la majorité des conditions spinales. Il tombait sous le sens que le Chiro-Centre s’équipe de ce qu’il y a de mieux et le choix de la table de décompression vertébrale informatisée SpineMED s’est donc fait naturellement.

En théorie, tout le monde pourrait bénéficier des avantage de la décompression vertébrale informatisée, mais en pratique, les traitements de type SpineMED s’adressent surtout aux gens qui sont aux prises avec des douleurs sérieuses ou chroniques. Ces douleurs sont souvent le résultat d’une ou de plusieurs hernies discales et ne répondent pas toujours bien aux approches plus générales. La décompression informatisée n’est pas une technique spécifique à la chiropratique, mais les chercheurs qui ont développé la technologie sont arrivés au même constat : pour maximiser les résultats, il faut étirer la colonne vertébrale et réduire la pression sur les disques intervertébraux et les articulations vertébrales.

La décompression de type informatisée utilise des cycles de décompression lents et des séances de traitement prolongées qui visent à réhydrater les disques intervertébraux. Une fois le patient confortablement installé sur le dos, les traitements sont entièrement automatisés, sous le contrôle du système informatique sophistiqué. La décompression de la colonne vertébrale se fait doucement, généralement sans provoquer de douleur, et certains patients répondront mieux ou sont tout simplement plus à l’aise avec cette approche. Dans de nombreux cas, il s’agit de la façon la plus appropriée pour se débarrasser des douleurs sciatiques ou des irradiations persistantes au niveau du bras.

En conclusion, aucune technique n’est parfaite pour traiter le mal de dos, mais il est de mon avis professionnel que les approches modernes qui respectent la réalité discale offrent de meilleures chances d’amélioration. Pour pouvoir obtenir les meilleurs résultats, il est important de pouvoir compter sur les connaissances les plus à jour et les instruments les plus modernes.
Si LA meilleure façon de traiter le mal de dos n’existe pas, voici tout de même quelques conseils utiles qui vous permettront d’aller mieux plus rapidement:

   N’attendez plus pour vous faire traiter. S’il est vrai que les premières douleurs peuvent disparaître toutes seules, souvenez-vous que le mal de dos est causé principalement par la dégénérescence des cellules de vos disques.  Ne rien faire est la pire chose à faire. Un problème à ses débuts est plus facile à soigner qu’un problème qui évolue depuis des années.

   Méfiez-vous de vos expériences passées. Le passé n’est pas un garant du présent, ni du futur.  Les premiers épisodes de douleur peuvent n’être que passagers et répondre à des traitements simples, mais il n’en sera pas nécessairement toujours ainsi. Les cartilages vieillissent vite et ne répondent pas toujours de la même façon. Traiter une hypersensibilité discale à vingt ans et traiter une fissure radiale à trente-cinq, quarante-cinq, soixante-cinq  ans ne sont pas la même chose. 

   Arrêtez de vous fier à l’opinion de votre entourage. Votre collègue de bureau, qui a déjà eu très mal au dos, n’est pas une référence fiable. Consultez un professionnel qui s’y connaît.

   Informez-vous avant de vous faire soigner. Lire quelques pages sur Internet ne feront pas de vous un spécialiste (beaucoup de pseudo-informations sont carrément fausses), mais les gens qui s’intéressent et qui participent activement à leur traitement obtiennent généralement de meilleurs résultats. Les approches varient beaucoup, même en chiropratique. Assurez-vous d’être à l’aise avec le traitement que vous allez recevoir.

   Soyez patient et optimiste. Un malaise léger peut se traiter rapidement, mais même avec les meilleures approches, une condition sévère peut prendre du temps pour guérir. Ne vous surprenez pas si la douleur revient de temps à autre, et n’abandonnez pas espoir trop rapidement. Les conditions discales évoluent souvent en dents de scie.

   Bougez!  Il faut évidemment respecter la gravité de votre condition, mais le fait de créer du mouvement est primordial à votre guérison. Les disques intervertébraux ont besoin de mouvement pour se nourrir et s’hydrater. De plus, le mouvement et la douleur se font compétition au niveau du cerveau. Plus vous bouger régulièrement, moins vous sentirez la douleur.

   Allez-y graduellement. Vous lancer dans de grands exercices physiques trop rapidement peut être dommageable à votre condition.  Il s’agit d’une réadaptation, pas d’une compétition. Plusieurs exercices de « renforcement du dos » ne sont pas appropriés pour les conditions discales.  Informez-vous avant d’entreprendre des changements radicaux dans vos habitudes d’entraînement.

   Améliorez vos habitudes de vie.  Les mêmes habitudes causent les mêmes problèmes. Si vous passez la majeure partie de votre temps assis et que vous avez une surcharge de poids, les risques de récidive sont plus élevés.

   Entretenez votre colonne vertébrale. Les soins chiropratiques ne sont pas là uniquement pour diminuer les douleurs. Vous dents et vos muscles ne sont pas les seules parties de votre corps qu’il faut entretenir régulièrement. Votre colonne vertébrale a également besoin d’un petit coup de main de temps à autre.
Le résumé des techniques utilisées au Chiro-Centre Verdun pour traiter le mal de dos.

   La technique Cox:

Technique par excellence du Dr Riendeau pour les conditions spinales, quelles qu’elles soient. À l’aide d’une table motorisée, il est possible de prendre un contact manuel sur n’importe quel segment de la colonne vertébrale et de réduire la pression sur le disque intervertébral, les facettes vertébrales et les racines nerveuses. La technique Cox peut être utilisée pour les conditions cervicales, thoraciques ou lombaires; pour les douleurs légères ou les cas d’extrême douleur.

   La technique chiropratique traditionnelle:

Au Chiro-Centre Verdun, la technique traditionnelle chiropratique (diversifiée) est utilisée pour augmenter le mouvement articulaire dans les conditions qui ne présentent pas de complications dues à la dégénérescence discale ou à l’arthrose sévère. Bien qu’ils puissent être utilisés sur n’importe quelle partie de la colonne vertébrale et du corps, les ajustements à haute vélocité et de basse amplitude sont surtout utilisés par le Dr Riendeau pour les conditions thoraciques et les conditions sacro-iliaques. Il s’agit d’une excellente façon de restaurer le mouvement et de stimuler les mécanorécepteurs à l’intérieur de la capsule qui enveloppe chaque articulation.

   La décompression vertébrale informatisée SpineMED:

La décompression vertébrale informatisée est utilisée principalement lors des cas sévères ou chroniques. À l’aide de la table motorisée SpineMED et de son système informatisé avancé, les disques intervertébraux des régions lombaire ou cervicale peuvent être décomprimés en douceur. Les cycles lents de décompression favorisent une meilleure hydratation des disques intervertébraux et c’est souvent le traitement de choix pour les gens qui ont des irradiations aux bras ou aux jambes.

   Les méthodes musculaires:

Lorsqu’une personne présente des désordres musculaires importants, le Dr Riendeau utilise la technique Active Release Technic (ART) ou la technique Graston. La technique ART consiste à raccourcir puis à allonger manuellement le tendon ou les fibres musculaires lésées pour leur permettre de fonctionner normalement. La technique Graston nécessite l’usage d’instruments en acier inoxydable pour gratter et éliminer les adhérences des tissus mous.

   Les thérapies complémentaires:

Pour favoriser une guérison plus complète, ou simplement pour soulager la douleur plus rapidement, la chaleur, la glace, l’électrostimulation ou la diathermie peuvent être utilisées en clinique, selon la condition.
Diagnostics possibles pour le mal de dos

   Déchirure annulaire
   Bombement discal
   Protrusion annulaire (hernie nucléaire contenue)
   Prolapsus nucléaire (hernie nucléaire non-contenue)
   Spondylarthrose discogène
   Syndrome facettaire
   Spondylolisthésis
   Sténose spinale
   Douleur iatrogène
   Douleur fonctionnelle
   Entorse ligamentaire ou musculaire
   Subluxation
   Asymétrie des facettes vertébrales
   Segment transitionnel
   Autres pathologies